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22 janvier 2008

Krach boursier et immobilier

Côté pile, l'effondrement des marchés boursiers lundi 21 janvier. Dans un contexte de ralentissement du marché immobilier, un renforcement de l'attentisme serait-il à craindre, avec à la clef un impact négatif ? Autre aspect négatif du krach boursier : la crise de liquidité qui affecte le secteur bancaire se trouve aggraver, ce qui tend à asssècher encore les crédits immobiliers.

Côté face, les propos rassurants de nos dirigeants.En France, "les ménages sont deux fois moins endettés que les Américains", a indiqué mardi 22 janvier le président Sarkozy. 

Egalement à noter, les 100 M d'euros en attente d'investissement à la Caisse
des dépôts pour soutenir le logement, qui trouveront peut-être des débouchés après les élections municipales, quand les maires élus ou ré-élus oseront débloquer le foncier qui fait cruellement défaut. 

Les marchés hésitent entre deux scénarios. L'un optimiste d’une reprise grâce à l’intervention de la Fed et à un rebond naturel qui verra les marchés reprendre confiance ; un second plus dramatique qui verrait une suite de mauvaises nouvelles pendant trois ou quatre mois, où les institutions financières devront annoncer de plus en plus de pertes, où la Bourse continuera de baisser...

Souvenons-nous de 1998 : le trou d'air des 2ème et 3ème trimestre avait laissé place aux deux plus belles années de croissance des quinze dernières années. Certes, les Etats-Unis connaissent une crise, salutaire compte tenu du fait que les ménages n'y n’épargnent pas assez. Mais il n'est pas dit que l’Europe et l’Asie ne continuent pas à connaître une croissance plus vigoureuse, grâce à des taux d’intérêts plus bas et des salaires plus hauts, et surtout que la demande en Asie puisse soutenir la croissance mondiale.

L'événement des J.O. de Pékin ponctuera la séquence en cours, mettant en scène sous les yeux des téléspectateurs du monde entier la réalité du recentrage de l'équilibre du monde en Asie. 
Et restons concentrer sur le petit bout de la lorgnette : la France compte 63 M d'habitants à qui il manque plusieurs centaines de milliers de logements !  

 

11 janvier 2008

Tendances de l'Internet immobilier 2008

A l'heure du rituel des voeux, Immoblogger souhaite à tous ses lecteurs 
une année 2008 riche en joie et en succès !

Pour démarrer du bon pied, je vous livre mon point de vue sur les 
grandes tendances de l'année à venir : 

L’utilisation d’outils de recherche cartographique intelligents, associés à la recherche multi-critère - mais le Zillow français n’est pas pour demain car les adresses précises des biens resteront secrètes encore bien longtemps sur le marché français.

La convergence print / web / mobile : lundi 14 janvier Logic-Immo lance le Logicode, qui permet de recevoir le détail d’une annonce et toutes les photos associées sur son mobile, en envoyant un simple SMS avec le code à 10 chiffres placé dans la plupart des annonces publiées dans l'un de ses 53 magazines. En 2008 le prospect immobilier est multimédia, il faut donc le suivre dans sa consommation média d'un support à un autre.

L’annonce vidéo, qui prendra dans un premier temps la forme de diaporama en flash, car la réalisation et la maîtrise technique de la prise de vue vidéo restera marginale en 2008.

La rivalité entre portails et meta-moteurs prendra un nouveau virage, avec bien plus d’âpreté en 2008 si un ou deux méta-moteurs parviennent à émerger (Donkiz ? Vite logé ?).

L’augmentation de la fréquentation des sites immobiliers, la barre des 5 M de visiteurs uniques sur un mois étant probablement franchie en avril ou en septembre 2008.

La bataille pour déterminer la place de 3ème site d’annonces de professionnels derrière Seloger.com et Logic-Immo.com sera rude entre Explorimmo.com, l'actuel 3ème, qui s’accroche, menacé par Refleximmo.com, seul acteur bimédia avec Logic-Immo, AvendreAlouer, qui profite de la puissance de feu de Price Minister et enfin Annonces Jaunes, boosté par le trésor de guerre du groupe Pages Jaunes.

Un marché plus tendu, du fait de la baisse des prix ici ou là, du ralentissement de l’immobilier neuf (-10% attendu par la FPC), de l’allongement des délais de vente et consécutivement du gonflement des stocks, mais un marché toujours actif : 950.000 transactions au total dans l'ancien, le neuf et la construction, donc rien qui puisse remettre en cause le poids du secteur immobilier dans l'économie française, ni calmer les ardeurs des Français à y investir. Ouf !