02 février 2008

Tendance incertaine (2)

Côté bonne nouvelle, le chiffre de la construction neuve 2007 :
un nouveau record, avec 435 365 logements mis en chantier en France et dans les DOM, soit une hausse de 0,3% par rapport à 2006, portée par le logement collectif (immeubles d’appartements), en progression de +3,1% avec 182 418 unités. Côté face, les signaux inquiétants de la fin d'année, marquée par une baisse de -17,5% des permis de construire pour l'ensemble du 4eme trimestre 2007

Côté mauvaises nouvelles, le marché de l'ancien continue son ralentissement global :

  • aux Etats-Unis : le marché des maisons neuves est retombé au niveau de 1995 et le nombre de transaction dans l'ancien a baissé de -20% en 2007 à 5 M, avec une tendance attendue baissière jusqu'à 2009,
  • en France, où FNAIM et Crédit Agricole ont confirmé que le marché
    passerait par une baisse des prix de -5% à -8% pour finir sur
    une évolution moyenne 2008 à -2% / +3% (verdict en décembre prochain),
  • en Angleterre, où la baisse des prix a commencé, notamment à Londres,
    qui a connu une baisse de -1,3% au 4eme trimestre 2007),
    plus forte baisse trimestrielle depuis 2003), 

 La tendance reste donc incertaine. Quant à moi je suis pessimiste, sans excès : le marché se calme, mais il est loin d'être en crise, et volume de transactions et prix restent à un niveau historique.

 

 

11 mars 2007

De l'urgence de construire en hauteur

Logement social en crise, loi SRU non appliquée, candidats à l'élection présidentielle mobilisés sur la question du logement... Dans un contexte propice à la réflexion collective, le silence est total sur la construction en hauteur. Et pourtant, à l'heure du foncier rare et cher, seule la construction en hauteur permet la construction rapide et massive de logement à bas prix. Il suffit de voyager à Berlin, Brimingham (Tour Snow Hill 43 étages) et Varsovie (Tour Zlotta 200m de haut) pour s'apercevoir que les tours du XXIème siècle peuvent être belles, confortables et bien insérées dans le patrimoine urbain.
En 1884, la règlementation parisienne plafonne à 20 m les immeubles (à l'époque, cette hauteur constitue un "plafond" technologique). En 1970, on construit une cinquantaine de tours de 90/105 m de haut dans les 13ème et 15ème arrondissements, de 30 à 36 étages. En 2001, la majorité Delanoë vote un "PLU" qui limite la hauteur des imeubles à 25 m, sauf exception (37 m autorisé dans certains quartiers soit 12 à 14 étages). Bref, à l'heure des technologies de construction du XXIème siècle, notre pensée architecturale reste bloquée sur le XIXème....
374000 demandeurs de logements sociaux en Ile-de-France : il n'en fallait pas moins pour que le groupe communiste au Conseil de Paris lance la fronde et relance cet hiver le dossier de la construction de tours à Paris, malgré la défiance des Verts. Nos écologistes ne connaissent-ils pas le projet Hypergreen, cette tour de 246 m qui produit 70% de ses besoins énergétiques ?
50% de nos concitoyens rêvent d'habiter une maison individuelle : les tours n'ont pas bonne presse dans notre pays, chacun ayant en tête les "barres" vite et mal construites dans les "quartiers".
Il est donc urgent de décloisonner l'opinion sur ce sujet. Les grands achitectes français ont beaucoup à dire sur le sujet puisqu'ils construisent beaucoup en hauteur... hors de nos frontières !
Pour réfléchir sur ce vaste sujet, visitez le site anglais Sustaining Towers.